Eva Gregorieff - Études

 

 

Eva Gregorieff

Études

Du vendredi 17 juillet au vendredi 31 juillet 2020

Vernissage le vendredi 17 juillet 2020 à partir de 18h30

Dans le respect des gestes barrières

 

Valentin 2

 

IGDA 2.0 assume sa vocation de promotion des artistes, et aussi, des jeunes artistes en donnant sa chance aujourd'hui à une jeune artiste Cherbourgeoise, Eva Gregorieff.
Eva Gregorieff, jeune artiste peintre cherbourgeoise, vit et travaille au Mans, ville où elle a également étudié cinq années à l'école des Beaux Arts.

 

“ L'envie de peindre est venue assez tardivement durant mon cursus aux Beaux Arts. Je me suis réellement décidée à me consacrer à la peinture en dernière année, il y a donc un peu plus de deux ans maintenant. L'élément déclencheur a été l'exposition de David Hockney, vue au centre Pompidou (2017). Bien que je connaissais déjà son travail au travers de livres et de sites Internet, voir ses œuvres sans intermédiaire autre que mon propre regard a provoqué en moi un désir intense de couleurs, de compositions, de portraits et définitivement: de peinture.

Travaillant d'après photographie, je commence toujours un projet de portrait en immortalisant le modèle. Je ne lui laisse que peu de liberté et préfère le diriger. J’ai déjà une idée du tableau en tête. Jusqu’alors, j’ai toujours fait le choix de peindre mes proches. J’aime qu’il y ait des enjeux affectifs et que des petites anecdotes puissent influer sur mon envie de peindre.

Mes toiles les plus récentes illustrent particulièrement cela. Dans ces peintures,j'associe portrait et nature morte. Je choisis des objets qui ont un sens pour moi: le peignoir de ma grand mère, une boîte à bijoux de mon enfance…Mais également des objets, des détails qui témoignent de notre contemporanéité: le plastique dans les produits alimentaires et même plus récemment la présence d'un masque chirurgical posé sur une pile de livres.

L'idée n'est pas de copier une photographie, mais de passer par plusieurs manipulations, assemblages d'images, parties que je peins d’imagination, en résumé: de plusieurs sources qui présentent un intérêt propre à être regardées pour elles-mêmes, sans hiérarchie des sujets, le tout dans un espace cohérent.

Je ne cherche pas le vrai du moment mais presque ce quelque chose qui évoque l'artifice de la situation.

Dans d'autres toiles, le personnage ou la nature morte est isolé. Quasi dépourvu de profondeur, l'aplat de couleur ne crée pas d'illusion et immerge le spectateur dans un non lieu. Les natures mortes, par exemple, sont complètement décontextualisées et flottent au milieu de la toile.

Quand vient le moment de la peinture, je prends beaucoup de plaisir à réfléchir au rapport entre les couleurs et me donne beaucoup de liberté quant à la réalité de l’image. Je cherche des associations de façon à ce que les couleurs semblent se rafraîchir et se réchauffer mutuellement.

Il arrive même que la couleur soit un point de départ, une envie d'un aplat rose ou bleu dans lequel je vais choisir un élément à introduire pour ses propriétés chromatiques.

Mes peintures sont calmes, en retenue dans la pratique. Elles sont réalisées avec lenteur par superposition de couches liquides d'acrylique. Paradoxalement elles sont dynamiques dans leurs couleurs et leur frontalité. Les personnages sont bien ancrés dans l'espace de la toile, leurs postures et positions les y engagent. Bien qu'une certaine douceur s'en dégage par la technique de réalisation, ils confrontent notre regard et ne laissent pas d'autre choix au spectateur que de les regarder en retour. "
Eva Gregorieff

 

Quentin f

 

Autoportrait

 

Ouvert du mercredi au samedi de 15h à 19h