Isabelle AUDOUARD

[FESTIN DE CAILLOUX, PEUT ÊTRE...]

Vernissage le vendredi 22 février 2019

 

" Donner présence à des volumes dans l'espace.
Ils ne sont pas clos sur eux-mêmes mais inscrits dans le système de relation qu'ils engendrent et incitent le spectateur à venir les côtoyer. L'ensemble est une métaphore du passage de la mort au vivant, de l'enfermement à l'ouverture, du lieu secret du souvenir personnel à la relation au monde environnant, de la pesanteur des choses à leur usage ludique.
J'ai cherché à répondre à la question '' comment une forme peut-elle générer une autre forme ?''.
M'interroger sur l'enveloppe de la forme deviendra rapidement une obsession, ce rapport que le volume entretient au vide, qui est la limite de la forme.
A partir de là je vais entreprendre un travail de modelage, en solidifiant les limites d'un espace pour obtenir pour obtenir une forme.
Cette répétition de la forme donnera naissance à un répertoire de ''volumes élémentaires'' qui seront comme des modèles.
D'où la question de la présence physique et du rôle intrinsèque que joue notre corps face à l'aspect ronde-bosse de la sculpture.
De la multiplicité des points de vue qu'elle opère, pour pouvoir la comprendre. En ce sens cette pertinence qu'elle a d'être autonome m'intéresse profondément.
Mes volumes résulteront de ces questionnements, de la tension entre les choses, de la précarité du vivant...
La rencontre, le face à face seront le fondement de mon travail.
Exprimer la nature puissante et onirique, le monde minéral, végétal et animal dans un même lieu, et donner sens à l'abstraction en associant des éléments du quotidien, des produits manufacturés, avec lesquels je vais créer des rapports improbables.
Donner à voir des contradictions, ce qui paraît lourd ne pèse rien...
Naissent de cette démarche mes dessins qui sont en dialogue permanent avec la sculpture, où j'utilise une économie de moyen, pour traduire une absence et présence, un glissement de forme sur une autre, un jeu des corps pesants qui se superposent dans un perpétuel va et vient, dans un mouvement d'aller retour qui trace les limites d'un espace et accentue cette notion de vibration.
M'approprier le monde environnant qui s'offre à chacun de mes déplacements, en extraire une observation constante du concret qui me conduira à le confondre dans le champ de l'abstraction, d'où l'analogie qui débouchera sur l'archétype. "

Isabelle Audouard

 

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site : www.isabelle-audouard.com
Instagram : audouard_isabelle

 

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